09 avril 2007
Interculturalité de façon ludique
En faisant un petit tour de la blogosphère, j'ai trouvé un autre blog canalblog très sympa qui parle d'interculturalité. Je vous conseille vivement de le visiter. Ce blog témoigne de l'expérience d'une prof qui enseigne l'interculturalité et son petit plus c'est qu'elle s'appuie sur des séries TV.
http://ticale.canalblog.com/
Elle parle notamment d'un film que j'ai vu et que j'ai beaucoup apprécié "Le mariage de l'année" diffusé sur France2 qui raconte la rencontre et le mariage entre une américaine d'origine grecque et un américain. J'avais décidé de voir ce film d'une part parce que la pub m'avait donné envie mais aussi pour son côté interculturel. Et là j'ai pas été déçue!
On voit très bien que la Grèce est un pays collectif où les intérêts de la famille priment sur l'intérêt de l'individu et où les valeurs familiales dictent la vie de l'individu.
Je vous retranscrits quelques questions qui sont inclues dans le questionnaire crée par ce professeur pour vous montrer que quelquefois c'est plaisant d'apprendre des choses. Je pense que les profs devraient multiplier ce genre d'intervention. Je rappelle que ces questions ne sont pas de moi mais sont tirées du blog : http://ticale.canalblog.com/
"D'après ce que l'on peut voir dans le film, quelles sont les différences entre la culture grecque et la culture américaine? (citez-en au moins trois et expliquez)
Que pensez-vous de la façon dont sont traitées les femmes/filles grecques dans la culture grecque?
Croyez-vous que les origines de Tula soient importantes pour Ian? Expliquez.
Que pensez-vous du fait que les enfants grecs apprennent la langue grecque?
Est-ce que cela serait un problème dans votre famille si vous décidiez de vous marier avec une personne d'une autre culture?"
J'ai trouvé ce film et ces questions très intéressants car, étant issue d'une famille portugaise, je sais à quel point les valeurs familiales peuvent influencer la vie des enfants. J'ai eu l'occasion de sortir avec un gars qui lui n'avait pas du tout cette vision de l'importance qu'on doit accorder à la famille. Il ne comprenait pas comment je pouvais sacrifier mes week-ends pour aider mes soeurs à bosser sur leur devoir, pour aider ma mère à faire les courses ou pour faire du baby-sitting pour mes tantes.
Mais moi ce que l'héroine grecque a vécu dans ce film, je le vis également parce que ma mère s'inquiéte à mort et voudrait à tout prix me caser tellement elle a peur que je finisse vieille fille lol. C'est ça les mères portugaises.
07 avril 2007
Interculturalité : équivalences anglaises des formules de politesse françaises
Dans le cadre de mon stage en communication, je prépare un plan de communication pour un projet culturel européen - un spectacle qui a pour but de promouvoir l'insertion des personnes en difficulté par la culture et dont les représentations se tiendront à Paris, à Londres, à Dortmund et en Roumanie.
Notre boulot c'est de préparer le descriptif du projet pour les partenaires institutionnels (UE, ministère de la culture) et pour les partenaires transnationaux (donc on a dû faire une version anglaise).
Il m'a notamment fallu rédiger des lettres d'intention et des demandes de subventions parce que nous menons cette opération pour le nom d'associations nationales et internationales. Pour chaque lettre, j'ai du préparer une version anglaise or ce sont des lettres officielles et, à la fac, on ne m'a jamais appris à rédiger de tels documents que ce soit en français ou en anglais. Donc j'ai fait quelques recherches concernant les formules de politesse anglaises. Ce que j'ai appris, c'est que les anglais sont moins formalistes ce qui ne facilite pas les choses quand on est habitué aux interminables formules de politesse françaises.
J'inclus un passage d'un article très intéressant pour appuyer mes dires :
"On n’en finirait pas d’aligner les petites différences subtiles qui font la spécificité des cultures. On le voit, par exemple, dans la correspondance écrite. J’ai remarqué que les anglophones sont plus brefs, plus directs, et utilisent moins de formules de politesse. Leurs lettres ou leurs courriels peuvent très bien se terminer par un Sincerely succinct qui apparaîtra lapidaire aux yeux d’un francophone. Ce dernier essaiera au contraire de trouver une formule pour amorcer en douceur son départ. On multipliera donc les expressions comme « En vous remerciant de ceci ou de cela », ou « Veuillez recevoir mes meilleures salutations », formule plus moderne que le traditionnel « Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’assurance, etc., etc. ».
http://www.tabaret.uottawa.ca/article_f_249.html
Donc voilà quelques indications sur les formules de politesse anglaises et leur équivalences en français :
Au début :
Dear sir/madam Cher Monsieur/Chère madame
Gentlemen Messieurs
Quand on s'adresse à quelqu'un dont on connaît le nom :
Dear + nom/prénom
(http://fr.wikibooks.org/wiki/Anglais_:_Formules_de_politesse)
A la fin :
Best Regards, Regards, Sincerely Yours, Yours Sincerely, Truly yours (plus précieux), Yours truly, Yours faithfully (Veuillez agréer l'assurance de ma considération distinguée)
Cordially, Respectfully yours, Respectfully, Sincerely.
Autres formules que l'on peut utiliser : "I look forward to meeting you", "I am confident my qualifications will be of interest to you, and I look forward to hearing from you", "Thank you for your time and consideration. I hope to hear from you soon." ou "I would be delighted to attend for an interview and look forward to hearing from you soon."
(http://home.freeuk.com/modemploi/lettre_motivation/lettre_de_motivation.htm)
I am writing to inform you that.... J'ai l'honneur de vous informer que...
Following our telephone conversation... Suite à notre entretien téléphonique...
Looking forward to seeing you soon,
Yours sincerely, (Dans l'attente du plaisir du vous voir bientôt, je vous prie de croire à mes sentiments les meilleurs)
(http://www.anglaisfacile.com/pages/mie/1lettre_2.php)
Ce qui me tue dans ce boulot, c'est que le chargé de communication doit tout faire (présentation du projet, demande de subvention, traduction, budget...) et que son nom ne figure nul part ! Quand je rédige les lettres d'intention pour les partenaires transnationaux ou institutionnels, je le fais au nom et pour le compte des associations... Donc voilà pas facile !
Et ce qui est encore plus dur, c'est que les participants sont disseminés dans plusieurs pays donc il est très difficile de communiquer -barrière de la langue- et encore plus difficiles de réunir tous les documents en temps et en heure. Le problème avec les allemands, c'est que c'est une culture à faible contexte donc il faut être très clair car ils sont très pragmatiques, il faut tout leur expliquer de A à Z. Donc ils nous envoient beaucoup de mail et on doit faire en sorte d'être le plus clair possible à chaque fois, ce qui n'est pas facile car nous on connait le projet et il nous est difficle de nous mettre à la place de nos partenaires étrangers qui n'ont pas les informations que l'on a.
05 avril 2007
Management interculturel
Ma prof de communication est une personne très intéressante dont les cours sont passionnants. De plus, à côté de son boulot de prof, elle participe également à des colloques auprès du ministère de la défense (et oui les profs à la fac ne sont rarement que des profs, ils publient des livres, préparent des traductions pour les événements européens...). Cette année de master me plaît beaucoup car les cours sont bien plus intéressants, bien plus orientés vers le monde de l'entreprise et de l'import-export avec des cours de logistique, de ressources humaines, de management.
En communication, j'ai étudié le management interculturel en me basant sur des auteurs tels que Edward Hall, Hofstede (dont les théories sont également appliquées en marketing), Trompenaars et Phillipe d'Iribarne. L'examen n'a pas été qu'une question de cours mais une réflexion : "Quelles théories vous semblent les plus réalistes ? " (c'était un peu près ça, je me souviens plus de la question exacte)
J'ai trouvé ces auteurs très intéressants. Surtout Hall et Hofstede.
J'ai apprécié Hall tout d'abord pour son analyse de la culture japonaise. Il a présenté certaines caractéristiques de la société japonaise en donnant des exemples (ce qui facilite grandement la compréhension)
Il a démontré que le rôle des managers y était abordé différemment qu'en Occident. Contrairement en France, où le manager doit être un leader d'homme charismatique avec beaucoup d'ambition qui donne des ordres précis, au Japon, un bon manager se caractérise par la capacité d'écoute, la capacité à aider autrui et à dégager un consensus. Les sociétés non occidentales se caractérisent par l'importance du groupe : les primes sont accordées au groupe et non à l'individu, l'existence de l'individu se définit par rapport à sa place dans le groupe, et et on met l'accent sur l'obligation de loyauté envers l'entreprise.
Un autre différence est que, en Occident, on apprécie les signes extérieurs de statut (vaste bureau personnel, voiture de fonction...) alors qu'au Japon, les dirigeants se reconnaissent à leurs gestes mesurés qui témoignent de la maîtrise de soi et il partage l'espace commun de travail avec les salariés.
Les sociétés ont également une vision différente de l'argent. Hofstede le montre quand il fait une distinction entre société masculine et féminine. Dans les sociétés masculines(Italie, Mexique), on valorise les challenges, les salaires élevés. Tandis que dans les sociétés féminines(Pays-bas, Norvège), on met l'accent sur les bonnes relations de travail et les bonnes relations hiérarchiques.
Une autre dimension de Hofstede est la distance hiérarchique. La France se caractérise par une forte distance hiérarchique, le pouvoir y est centralisé, les dirigeants usent et abusent de leur pouvoir, les conflits sont très violents. Tandis que les sociétés à faible distance hiérarchique ( l'Allemagne et sa recherche constante du consensus)valorisent la coopération, le dialogue et critiquent les abus de pouvoirs. On peut comprendre que, lors d'une rencontre interculturelle entre des personnes issues d'un pays à forte distance hiérarchique et des personnes provenant d'une société à faible distance hiérarchique, les parties en présence aient du mal à se comprendre et à négocier.
Un autre aspect très important est donné par Trompenaars qui a mesuré le degré d'affectivité dans la culture en faisant une distinction entre culture objective et subjective ( culture dans laquelle les émotions influencent notre comportement au travail). Il existe également des cultures neutres (Japon) où on privilégie la retenue, où on ne laisse pas transparaître ses émotions. Ainsi, il est très mal vu d'élever la voix, de couper la parole, de vouloir prouver à tout prix qu'on a raison, de critiquer son entreprise ou son pays (comportements typiquement occidentaux). De plus, il ne faut pas féliciter un individu pour son travail sous peine de le gêner car on valorise le travail d'équipe et non les performances individuelles. Et surtout il ne faut jamais faire perdre la face à un salarié en critiquant son travail en public par exemple car en faisant ça, on perd la face soi-même. Il faut également montrer de l'intérêt pour la langue et la culture japonaises et se montrer extrêmement patient.
Et après on me demande pourquoi le Japon me fascine tant^^Mon rêve s'est de partir travailler là-bas, pas forcément m'y installer mais au moins rester là-bas quelques mois voire même quelques années. C'est peut-être trop demandé... Bon au moins je veux travailler dans une boite qui ait des contacts avec le Japon. C'est trop demandé aussi ? Ah là là on fait des études pour trouver un bon boulot et de donner les moyens de réaliser ses rêves et finalement on devient pessimiste et on broie du noir.
22 mars 2007
Interculturel : Edward T Hall et Iribarne
Voic l'adresse d'un bon site qui explique les caractéristiques que Hall a déterminé lors de ses études sur l'interculturel :
http://www.freinet.org/icem/dept/idem83/AJUDA/LANG02.HTM
Un autre site cette fois sur Iribarne :
http://www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/fiche/diribarne2.html#idees
Autre très bon blog sur le management interculturel : http://www.ofaj.org/paed/texte2/intmanagfr/intmanagfr.html
Interculturel : définition et application
J'ai trouvé un site très sympa (http://www.mediation-interculturelle.com/)qui explique ce qu'est l'interculturel et qui donne une définition toute simple :
Dans chaque pays, en Europe, dans le monde, nous vivons dans une société plurielle et métissée.
La perte de repères identitaires, les exclusions, le simple côte à côte... appellent une dynamique interculturelle.
Celle-ci promeut la synergie de toutes les différences pour :
-dépasser la peur et entrer en relation avec l’autre ;
-se transformer dans la relation sans perdre son identité ;
-gérer malentendus et conflits en prenant en compte divers points de vue
- créer des conditions nouvelles de coopération.
J'ai particulièrement aimé ce passage sur le relativisme culturel :
Prendre du recul par rapport à ses propres repères
-Connaître et apprécier ses propres repères culturels
-Consentir à leur particularisme : ils ne sont pas universels !
-Accepter qu’ils soient interrogés dans la rencontre avec « l’Autre »
Prendre en compte les contextes asymétriques
-Tous n’ont pas la même connaissance de la langue de l’autre
-Les codes culturels de chacun facilitent plus ou moins ce type d’échanges
-Le lieu où l’on est : chez soi, chez l’autre... Etc.
Exprimer ses émotions et « ressentis »
-Malaises personnels et tensions relationnelles
-«Stress » acculturatif
-Leur expression est favorisée, de manière verbale ou non verbale.
Gérer les stéréotypes et les préjugés
- Images de soi, images de l’autre...
-Généralisation, catégorisation...
-Expliciter les stéréotypes
-Ne pas confondre la personne avec groupe ou son comportement
Passer d’une attribution ethnocentrique à une attribution isomorphe
-« Attribution » = le sens que je donne à un comportement
-« Ethnocentrique » = je juge le comportement de l’autre en fonction de mes propres critères / dans une action négative accomplie par l’autre, j’ai tendance à accuser la personne / dans une action négative accomplie par moi, tendance à accuser le contexte ou la situation
-« Isomorphe » = je suis capable d’expliquer le comportement de l’autre de la même manière que lui et les membres de son groupe culturel l’expliquent.
Analyser les « incidents critiques »
-Incidents critiques = incompréhensions, tensions, violences qui se manifestent du fait de la différence culturelle ;
- Analyser = nommer l’incident, se donner les moyens de parler du conflit et de le traiter.
Acquérir une souplesse adaptative
- Capacité d’adaptation et de souplesse, sans perdre son identité et ses convictions.
Tolérer l’ambiguïté
-Accepter plusieurs points de vue :
-Consentir à n’accéder à la réalité qu’à travers des représentations déformantes
-Nommer l’absence de consensus
-Accepter la frustration personnelle qui en découle
-Rechercher les conditions de la coopération
21 mars 2007
Blog management interculturel
J'ai trouvé un bon blog sur le sujet qui explique pourquoi il est nécessaire de prendre en compte les différentes cultures et modes de travail : http://management-intercultural.blogspot.com/
